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Dans trois jours, le 21 décembre, les premières senteurs se lèveront sur le Royaume des dunes et des cimes, annonçant le lancement officiel de la plus grande fête sportive du continent : la CAN 2025.
Une grande messe sportive qui rassemblera, comme à l’accoutumée, les nations les plus méritantes autour d’un même rêve : soulever le trophée continental. Mais pendant que les projecteurs s’allumeront à Rabat, Marrakech ou Tanger, le Togo, lui, restera une fois encore dans l’ombre.
Loin des terrains où se joue la gloire, les Éperviers seront absents. Comme un handicapé sans canne. Incapables même d’effleurer le niveau minimal exigé. Une absence devenue répétitive, presque banalisée, et qui en dit long — très long — sur l’état de déliquescence du football togolais.
Manque de vision? Gestion approximative? Infrastructures insuffisantes? Instabilité chronique au sein des staffs techniques? … Les symptômes sont connus, identifiés, analysés. Et pourtant, depuis des années, aucune thérapie sérieuse n’est administrée. Personne pour porter secours au malade agonisant. Chaque élimination agit comme un
Togo : à chacun son 13 janvier
Pendant que les autres progressent, se réforment, investissent, nous stagnons. Pire, nous reculons. Et chacun de nous porte sur sa conscience sa part de responsabilité.
À la fin, le constat est toujours le même : une CAN à 24 nations… sans nous. Le peuple, passionné et patient, regarde passer les compétitions, dans l’attente d’un réveil qui ne vient jamais.
Le Maroc s’apprête à accueillir l’Afrique. Le Togo, lui, reste absent. Une absence qui interroge l’ensemble de l’écosystème du football national : gouvernance, formation, infrastructures, encadrement technique. La question n’est plus de désigner des coupables, mais d’exiger une réforme profonde, courageuse et durable. Car tant que le football ne sera pas pensé comme un projet national structurant, la participation des Éperviers à la CAN ne sera désormais qu’une chimère …
Cette tribune est publiée à titre personnel. Les propos n’engagent que leur auteur.
Innocent Pato – Journaliste