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De la Paternité véritable de la nation togolaise
Togo news
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La Nation qui souffre que son Histoire soit déformée ressemble au navigateur qui accepterait une carte mensongère : elle court infailliblement à sa perte.
Il convient, en ces temps où l’Histoire réclame ses droits imprescriptibles, d’examiner avec la rigueur que commande la vérité historique la question de savoir à qui revient légitimement le titre insigne de Père de la nation togolaise. Cette interrogation, loin de constituer une simple querelle de mots ou une vaine dispute d’érudits, touche au fondement même de l’identité nationale et de la mémoire collective du peuple togolais. Nous nous proposons, dans les pages qui suivent, d’établir par quels motifs incontestables Monsieur Sylvanus Olympio mérite seul cette distinction éminente, et pourquoi, par contraste, il serait historiquement erroné d’accorder pareil honneur à celui qui régna par la force des armes, Gnassingbé Eyadéma.
Des Fondements Légitimes de la Nation
I. De la Naissance d’une Nation dans le Concert des Peuples Libres
L’édification d’une nation ne saurait procéder du seul exercice de la puissance militaire, ni découler de la simple perpétuation d’un pouvoir conquis par les armes. Elle requiert, au contraire, l’assentiment populaire, la sagesse politique, et cette vision prophétique qui permet à un homme d’État de conduire son peuple des ténèbres de la servitude vers la lumière de la souveraineté.
Monsieur Sylvanus Olympio incarne, à n’en point douter, cette figure tutélaire. Ce fut lui qui, par son action déterminée et son dévouement sans faille à la cause de l’émancipation, conduisit le territoire togolais depuis le statut humiliant de possession coloniale jusqu’à celui, glorieux, de nation indépendante et souveraine. Le vingt-sept avril de l’an mil neuf cent soixante, date à jamais mémorable, vit l’étendard national togolais s’élever pour la première fois au-dessus du sol ancestral, affranchi du joug de la tutelle étrangère. Cette émancipation ne fut point le fruit du hasard ni de circonstances fortuites, mais bien le résultat de l’action résolue et persévérante de cet homme de vision.
II. Du Rôle Éminent du Père Fondateur dans l’Ordre Constitutionnel
Qu’est-ce donc qu’un Père de la nation, sinon celui qui pose les fondements institutionnels sur lesquels s’édifiera l’État de droit ? Sylvanus Olympio, Premier Ministre puis Président de la République, s’attacha avec une sollicitude toute paternelle à doter son jeune pays des structures nécessaires à son développement harmonieux. Il établit les institutions républicaines, promulgua une Constitution respectueuse des libertés fondamentales, et s’efforça d’instaurer une administration probe et efficace.
Son dessein était clair : bâtir une nation moderne, gouvernée selon les principes de la démocratie et du respect de la personne humaine. Il chercha à réconcilier les diverses composantes ethniques du territoire dans le creuset d’une identité nationale commune. Cette œuvre de construction nationale, entreprise dans des conditions d’une extrême difficulté matérielle, témoigne de la grandeur de son projet politique.
III. De la Prudence Économique et de la Dignité Nationale
L’administrateur avisé qu’était Monsieur Olympio comprit que l’indépendance politique demeurerait une coquille vide sans l’indépendance économique. Aussi s’appliqua-t-il à gérer les finances publiques avec une rigueur exemplaire, refusant de soumettre son pays à l’endettement excessif et à la dépendance vis-à-vis des puissances étrangères. Cette politique de prudence financière, quoique parfois critiquée pour son austérité, procédait d’une vision à long terme : préserver la souveraineté économique de la nation naissante.
Il eut également à cœur de réduire la dépendance militaire du Togo, cherchant à limiter la présence de forces armées étrangères sur le sol national. Cette détermination à affirmer la pleine souveraineté du pays, y compris dans le domaine de la défense, devait malheureusement lui coûter la vie. Car point n’est de mensonge plus pernicieux que celui qui s’insinue dans les annales d’une Nation, car il corrompt l’esprit public et égare le jugement des citoyens.
De l’Usurpation et de ses Funestes Conséquences
I. Du Crime Originel qui Fonda un Pouvoir Illégitime
Le treize janvier de l’an mil neuf cent soixante-trois, date néfaste s’il en est, vit se perpétrer un crime qui devait ensanglanter les annales de la jeune république togolaise. Sylvanus Olympio, Père de la nation, fut assassiné devant sa propre demeure par des militaires factieux. Parmi les auteurs ou complices de cet acte abominable figurait le sergent Étienne Gnassingbé Eyadéma, dont le nom demeurera à jamais associé à ce forfait.
Comment pourrait-on, en conscience, décerner le titre de Père de la nation à celui dont l’ascension politique débuta par le parricide symbolique du véritable fondateur de l’État? Un pouvoir né dans le sang et la violence ne saurait prétendre à la légitimité historique que confère seule l’adhésion volontaire du peuple souverain.
II. De la Nature Despotique d’un Règne Sans Gloire
Lorsque, au terme d’une période de troubles, Gnassingbé Eyadéma s’empara définitivement du pouvoir suprême en l’an mil neuf cent soixante-sept, ce fut pour instaurer un régime d’oppression qui devait perdurer durant près de quatre décennies. Point de constitution librement consentie, point de séparation des pouvoirs, point de libertés fondamentales respectées : le règne d’Eyadéma se caractérisa par l’exercice sans partage d’un pouvoir personnel absolu.
Le parti unique, le culte de la personnalité poussé jusqu’à l’idolâtrie, la répression impitoyable de toute opposition, l’enrichissement illicite d’une caste dirigeante tandis que le peuple croupissait dans la misère : tels furent les traits saillants de cette longue période obscure. Est-ce là l’œuvre d’un Père de la nation, ou plutôt celle d’un tyran qui confisqua à son profit les destinées d’un peuple ?
III. De la Confiscation de l’Héritage National
Le général Eyadéma ne se contenta point d’exercer un pouvoir sans contrôle ; il s’employa systématiquement à falsifier l’histoire nationale, à s’arroger les mérites de l’indépendance, et à effacer de la mémoire collective le souvenir de ceux qui avaient véritablement œuvré pour la libération du pays. Cette entreprise de réécriture historique, menée par la propagande d’État, visait à légitimer a posteriori un pouvoir né dans l’illégalité.
Les établissements scolaires furent contraints d’enseigner une version mensongère de l’histoire nationale, présentant le régime militaire comme l’incarnation du progrès et de la modernité. Les monuments érigés à la gloire du dictateur dans tout le pays témoignaient de cette volonté mégalomane d’imposer au peuple togolais une mémoire factice.
Des Raisons Impérieuses de Rétablir la Vérité Historique
I. Du Devoir Moral envers les Générations Futures
Une nation qui accepte de vivre dans le mensonge historique se condamne elle-même à l’aliénation et à la perpétuelle servitude. Le peuple togolais ne saurait construire son avenir sur les fondations mensongères d’une histoire officielle forgée par un régime despotique. Il importe, pour la santé morale de la nation et pour l’édification des générations à venir, de rétablir dans ses droits la vérité historique.
Les jeunes Togolais doivent savoir que leur pays ne fut point fondé par un militaire putschiste, mais par un homme d’État visionnaire qui paya de sa vie son attachement à la souveraineté nationale. Ils doivent connaître les circonstances véritables de l’accession à l’indépendance, les espoirs qui animaient alors leurs aînés, et les tragédies qui vinrent briser ces espérances légitimes.
II. De la Réconciliation Nationale par la Reconnaissance du Vrai
Une véritable réconciliation nationale ne saurait s’accomplir dans le déni de l’histoire. Pour panser les plaies du passé, il faut d’abord les reconnaître et les nommer. Cela implique de rendre justice à la mémoire de Sylvanus Olympio et de tous ceux qui furent victimes de la répression durant les longues années de dictature.
Reconnaître officiellement Olympio comme le Père de la nation togolaise ne constituerait point un acte de vengeance contre la mémoire d’Eyadéma, mais simplement le rétablissement de la vérité historique. Cette reconnaissance permettrait au peuple togolais de se réapproprier son histoire authentique et de fonder son unité nationale sur des bases saines et véridiques.
III. De l’Exemple à Donner aux Nations d’Afrique
Le continent africain tout entier souffre de cette falsification systématique de l’histoire qui permet à des régimes
Cette démarche de vérité historique s’inscrirait dans le mouvement général d’émancipation démocratique qui traverse le continent africain. Elle affirmerait que les peuples ne sont point condamnés à subir éternellement les conséquences des coups d’État et des usurpations, mais peuvent, par un effort conscient de mémoire et de justice, se réapproprier leur destinée.
Des Qualités Propres qui Fondent la Légitimité de Olympio
I. De l’Intégrité Personnelle et du Désintéressement
Sylvanus Olympio se distingua toujours par son intégrité personnelle irréprochable et son désintéressement absolu. Point de fortune scandaleuse amassée aux dépens de l’État, point d’enrichissement illicite, point de népotisme dynastique : sa vie publique fut celle d’un serviteur dévoué de la chose publique. Cette probité morale, si rare parmi les hommes de pouvoir, constitue en elle-même un titre de noblesse qui le qualifie éminemment pour le rôle de Père fondateur.
À l’opposé, le règne d’Eyadéma se caractérisa par la confiscation des ressources nationales au profit d’un clan familial, par l’enrichissement éhonté de la caste dirigeante, et par l’instauration d’un système de corruption généralisée qui gangrena toute la société togolaise. Comment un homme dont l’action politique se résuma à l’accaparement des richesses nationales pourrait-il prétendre incarner les valeurs fondatrices d’une nation ?
II. De la Vision Panafricaine et de l’Engagement pour la Liberté
Sylvanus Olympio ne limita point son action à la seule libération du Togo. Il fut un ardent défenseur de l’unité africaine et de l’émancipation de tous les peuples du continent encore soumis au joug colonial. Son engagement en faveur du panafricanisme, sa participation active aux efforts de construction d’une Afrique unie et prospère témoignent de l’ampleur de sa vision politique.
Il comprit que l’indépendance de son petit pays ne pourrait être véritablement assurée que dans le cadre d’une Afrique forte et unie. Cette conception généreuse et élevée de la politique internationale contraste singulièrement avec l’étroitesse de vues et le clientélisme qui caractérisèrent la politique étrangère du régime Eyadéma, entièrement tournée vers la préservation du pouvoir personnel.
III. Du Martyre qui Consacre la Sainteté de la Cause
Enfin, il convient de rappeler que Sylvanus Olympio scella de son sang son engagement en faveur de la liberté et de la souveraineté du Togo. Son assassinat, perpétré par ceux-là mêmes qu’il avait tenté d’intégrer dans une armée nationale régulière, fait de lui un martyr de la cause de l’indépendance véritable.
Ce sacrifice suprême, loin d’amoindrir sa stature historique, la grandit au contraire et lui confère une dimension quasi-sacrée. Dans toutes les nations du monde, ceux qui donnèrent leur vie pour la patrie occupent une place d’honneur dans la mémoire collective. À combien plus forte raison le fondateur même de la nation, tombé sous les balles des traîtres, mérite-t-il d’être révéré comme le Père de la patrie ?
De la Manière dont l’Histoire Doit Être Réécrite
I. De la Nécessaire Révision des Manuels Scolaires
La première tâche qui incombe aux autorités togolaises soucieuses de vérité historique consiste en la révision complète des manuels d’histoire enseignés dans les établissements scolaires. Ces ouvrages doivent présenter de manière objective et documentée les circonstances de l’accession à l’indépendance, le rôle éminent de Sylvanus Olympio dans ce processus, et les événements tragiques qui suivirent.
Il convient que les jeunes Togolais apprennent que l’indépendance fut conquise par l’action politique pacifique et déterminée de leaders nationalistes, et non octroyée par la grâce de quelque puissance militaire. Ils doivent savoir que le premier président de leur république fut assassiné, et que cet assassinat ouvrit une longue période de dictature militaire.
II. De l’Établissement de Lieux de Mémoire Appropriés
Il importe que la nation togolaise se dote de lieux de mémoire qui permettent au peuple de se recueillir et de méditer sur son histoire véritable. Un mausolée national dédié à Sylvanus Olympio devrait être érigé, non point dans un esprit de revanche, mais comme un acte de justice et de reconnaissance envers celui qui donna tout pour son pays.
Les rues, places et édifices publics qui portent encore le nom du dictateur devraient être rebaptisés en l’honneur de ceux qui œuvrèrent véritablement pour l’édification de la nation. Cette toponymie renouvelée contribuerait à inscrire dans l’espace public la mémoire authentique du peuple togolais.
III. De l’Enseignement des Valeurs Républicaines Véritables
Au-delà de la simple correction des erreurs factuelles, il convient d’entreprendre une véritable pédagogie des valeurs républicaines et démocratiques. Les jeunes générations doivent comprendre que la légitimité politique ne découle point de la force des armes, mais du consentement libre du peuple souverain. Elles doivent apprendre à distinguer entre le pouvoir légal, fondé sur le droit et la constitution, et le pouvoir de fait, imposé par la violence.
L’exemple contrasté de Sylvanus Olympio, leader démocratiquement élu assassiné par des militaires, et de Gnassingbé Eyadéma, officier putschiste devenu dictateur, fournit une illustration pédagogique parfaite de cette distinction fondamentale. Il peut servir de base à une éducation civique renouvelée, tournée vers l’apprentissage de la démocratie et du respect des libertés fondamentales.
Pour une Mémoire Nationale Réconciliée avec la Vérité
Au terme de cette analyse, il apparaît avec une évidence éclatante que Sylvanus Olympio, et lui seul, mérite d’être reconnu comme le Père de la nation togolaise. Fondateur de l’État indépendant, bâtisseur des institutions républicaines, défenseur intègre de la souveraineté nationale, il incarne tout ce que doit être un père fondateur. Sa mort tragique, loin de diminuer sa stature, la rehausse et fait de lui un martyr de la liberté.
À l’inverse, Gnassingbé Eyadéma, quelles que soient par ailleurs les réalisations matérielles qu’on voudrait porter à son crédit, demeure historiquement disqualifié par les circonstances criminelles de son accession au pouvoir et par la nature despotique de son règne. Un régime fondé sur l’assassinat du père de la nation ne saurait prétendre incarner les valeurs fondatrices de cette même nation.
Le temps est venu pour le peuple togolais de se réapproprier son histoire véritable, de rendre justice à la mémoire de ses authentiques héros, et de fonder son avenir sur la vérité plutôt que sur les mythes propagés par la dictature. Cette entreprise de vérité historique, loin de rouvrir les plaies du passé, constitue au contraire la condition nécessaire d’une véritable réconciliation nationale. L’Histoire mal écrite est un miroir déformé où la Nation ne reconnaît point son véritable visage, et se perd en des chimères funestes. Tout comme celui qui travestit les faits du passé empoisonne la source où boivent les générations futures, et commet un crime contre la postérité, de même, la plume de l’Historien doit être aussi incorruptible que l’acier de la balance de Thémis, car elle pèse la mémoire des peuples.
Que la postérité, juge impartial des actions humaines, confirme ce que la raison et la justice proclament : Sylvanus Olympio fut et demeure le Père de la nation togolaise, et son souvenir doit être à jamais honoré par un peuple reconnaissant envers celui qui lui donna la liberté et paya de sa vie cet inestimable présent.
Enfin, réécrivons correctement l’Histoire du Togo, car notons que si notre Histoire est corrompue comme miroir fallacieux, notre Nation s’égarera en vaines chimères
Ainsi s’achève cette modeste contribution à la restauration de la vérité historique concernant les origines de la nation togolaise. Puisse-t-elle inspirer aux hommes de bonne volonté & foi le courage de proclamer hautement ce que leur conscience leur dicte, et d’œuvrer à l’établissement d’une mémoire nationale enfin réconciliée avec la vérité.
Ben Djagba
Salt Lake City, Utah/ 03 février 2026
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