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Un mois après une première correspondance officielle adressée au Président de la République, Jean-Pierre Fabre, président de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), revient à la charge. À l’occasion du 63ᵉ anniversaire de l’assassinat de Sylvanus Olympio, il exhorte l’État togolais à engager, au plus haut niveau, une démarche officielle auprès de la France en vue de la déclassification des archives liées à ce drame fondateur, au nom de la vérité historique, de la mémoire nationale et de la réconciliation durable du peuple togolais.
OBJET : Déclassification du dossier de l’assassinat du Président Sylvanus Olympio.
Monsieur le Président de la République,
À l’occasion de la commémoration du 13 janvier 1963, date de l’assassinat du Président Sylvanus Epiphanio Kwami Olympio, premier Président de la République togolaise, notre parti, l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), a engagé une série d’initiatives visant à contribuer à l’établissement de toute la vérité sur ce drame majeur de l’histoire politique de notre pays.
Dans ce cadre, l’ANC a rendu publique, le 11 janvier 2023, une déclaration solennelle appelant à l’ouverture des archives relatives à l’assassinat du Président Sylvanus Olympio, en relevant avec gravité, qu’il était temps que, “60 ans après ce drame, les dossiers classés secret défense en France et ailleurs concernant l’assassinat de Sylvanus Olympio, soient déclassifiés pour permettre au peuple togolais de faire le deuil de son défunt président.”.
Cette année 2026, qui marque le 63ème anniversaire de ce drame, l’ANC a saisi le Président de la République française, Monsieur Emmanuel Macron, afin de lui demander l’ouverture des archives françaises en lien avec ce dossier. Elle tient également, ce jour même, une conférence de presse sur la question, avec une déclaration liminaire qui sera rendue publique.
Il importe en outre, de rappeler qu’en novembre
2012, le Président de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR), Son Excellence Monseigneur Nicodème Barrigah, de regrettée mémoire, a annoncé publiquement, l’intention de la CVJR, de demander à l’Etat français de déclassifier les archives de 1963 portant sur les circonstances de l’assassinat du premier Président togolais, Sylvanus Olympio, par un groupe de soldats démobilisés de l’armée française. Mais estimant que la Commission qu’il préside ne pouvait pas seule porter cette requête devant les autorités françaises, il a préféré en confier la charge au gouvernement togolais.Persuadée que cette quête de vérité dépasse les clivages politiques et relève de l’intérêt supérieur de la Nation togolaise, l’ANC considère qu’elle doit être portée, en priorité et en toute responsabilité, par l’État togolais lui-même.
C’est pourquoi l’ANC se fait le patriotique devoir de solliciter la bienveillance de la plus haute autorité que vous représentez dans notre pays, en votre qualité de Chef de l’État et de Symbole de l’Unité nationale, afin que vous œuvriez à ce que le Gouvernement togolais adresse officiellement aux autorités françaises, une demande d’ouverture des archives françaises relatives à l’assassinat du Président Sylvanus Olympio, survenu le 13 janvier 1963.
Une telle démarche, engagée avec la caution à la fois du Chef de l’État et du Gouvernement togolais, emporterait la conformité officielle, institutionnelle, politique et juridique, favorable à l’aboutissement de cette requête. Etant entendu qu’il s’agirait d’un acte fort de vérité historique, de mémoire nationale, de justice et de réconciliation durable du peuple togolais avec son passé.
L’ANC demeure convaincue que l’établissement de la vérité sur cet événement fondateur du mal togolais contribuerait à apaiser les consciences et à consolider l’unité nationale.
Veuillez croire, Monsieur le Président de la République, à l’expression de notre très haute considération.
Jean-Pierre FABRE