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5 mai 1992 – 5 mai 2026: Soudou, ma sourde douleur 

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«Seuls vivent les morts dont on chante le nom ».

« Dormez ô Morts ! Et que ma voix vous berce,

ma voix de courroux que berce l’espoir ».

L. S. Senghor

Il y a 34 ans (05 mai 1992 – 05 mai 2026), les séides du dictateur Eyadema Gnassingbé perpétraient l’odieux attentat de Soudou, attentat qui a coûté la vie à plusieurs patriotes togolais dont le Dr Marc Messan Atidépé. Afin de briser le mur de l’oubli, le Mouvement Patriotique du 5 octobre (MO5) tient à renouveler son hommage aux Martyrs de Soudou, à travers ce poème (MARC MESSAN ATIDEPÉ) que j’ai écrit en mai 1992, et publié à la même période dans le journal LA LETTRE DE LA NATION que dirigeait le regretté Adjé Kpadé.

MARC MESSAN ATIDEPÉ

De nouveau me monte au front ton nom

Qui donne vie aux rêves orphelins

De nouveau

me viennent à l’esprit sept syllabes, sept voyelles

Qui donnent espoir à la Nation de demain

Ehwééé ! C’est le cinquième mois, le cinq mai

Tu as sacrifié le plus cher pour le nécessaire

Tu es rentré dans la douceur des Martyrs

L’ hysope rouge à la gorge

Qui a dit que Soudou ne sera pas doux

Pour toi qui as goûté à toutes les souffrances?

Qui donc a dit que Soudou ne sera pas si doux

Pour toi qui as goûté à toutes les offenses?

Ton sang n’est point futile, ô Marc!

Il nourrit les hommes aux rêves nobles

Montre alors les embûches de ces rêves

Toi désormais présence éloignée

Que me soit prêtée l’échelle de Jacob

Mais aussi des mains sages pour t’apporter

Ces messages de renaissance et de reconnaissance

Ô Marc, marque bien la classe oublieuse !

Eloi Koussawo, Lomé, mai 1992.