logo togoactualite

Nous sommes Togo Actualité, l’information en temps réel sur le Togo et l’Afrique.

Email: contact@togoactualite.com

Heures de services: Lundi à Vendredi de 9:30 à 18h30


Crise UFC : Séna Alipui, le « hors-la-loi » qui exclut au nom des statuts

Mots clés
IN

Infos du pays

Auteur de cet article
Voir ces articles

Nous tenons à rappeler aux visiteurs du site que sans partenariat avec togoactualite.com, la reprise des articles même partielle est strictement interdite. Tout contrevenant s'expose à de graves poursuites.

Il y a quelque chose de profondément paradoxal dans la démarche de Séna Alipui. Celui qui prétend sanctionner Elliott Ahlin Ohin au nom des textes internes de l’UFC — l’article 47 des statuts, l’article 26 du règlement intérieur — serait lui-même, selon le vice-président fondateur, en train d’agir en violation flagrante de ces mêmes textes. Un comble.

Un congrès illégal comme acte fondateur

Tout part d’un congrès extraordinaire dont la légalité est aujourd’hui sérieusement contestée. Dans sa mise au point publiée ce 21 mai 2026, Ohin rappelle que ce rassemblement — qui a servi de base à la décision d’exclusion — s’est tenu en dehors de tout cadre réglementaire, sans respecter les procédures prévues par les statuts du parti. Le vice-président est catégorique : « Ce rassemblement illégal ne saurait produire des effets juridiques ou politiques opposables aux dirigeants légitimes du parti. »

Ce n’est donc pas Ohin qui est hors des clous. C’est Alipui lui-même, qui construit sa légitimité disciplinaire sur du sable juridique.

La justice, bientôt, tranchera

Une procédure judiciaire est en cours devant les juridictions compétentes togolaises. Elle porte

sur la légalité du congrès incriminé et de ses décisions. En attendant que les tribunaux se prononcent, toute exclusion prononcée sur cette base apparaît, aux yeux d’Ohin et de ses soutiens, comme une manœuvre politique prématurée et partisane.

Arrêtons-nous sur les accusations portées contre Ohin : « violations répétées des statuts », « indiscipline », « sabotage ». Des griefs lourds, qui méritent d’être mis en regard des conditions dans lesquelles ils ont été formulés. Peut-on parler de violations des statuts quand c’est l’accusateur lui-même qui en a détourné l’esprit et la lettre ?

Olympio, où êtes-vous ?

Pendant que Séna Alipui et sa clique s’emparent des leviers disciplinaires du parti pour régler leurs comptes internes, Gilchrist Olympio, figure tutélaire de l’UFC, reste introuvable dans ce débat. Son silence, qui dure depuis trop longtemps, laisse le champ libre aux manœuvres de ceux qui semblent avoir davantage à cœur leurs intérêts personnels que l’avenir d’un parti qu’il a pourtant bâti pendant des décennies. L’âge pèse, dit-on. Mais le vide qu’il laisse au sommet de l’UFC coûte cher à toute une formation politique.