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Affaire Tengue : les incohérences d’une action judiciaire qui interroge
Togo infos
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Le retour d’Edem Kokou Tengue au gouvernement togolais est aujourd’hui éclipsé par une procédure judiciaire dont la cohérence juridique soulève de sérieuses interrogations. Selon les révélations du journal Liberté, le ministre délégué chargé de l’Économie maritime a engagé une action en justice contre son ancien associé, M. Komi Honyigloh-Hossou, dans une affaire où les faits documentés semblent contredire la thèse défendue par le ministre.
Une société créée puis abandonnée volontairement
Les faits remontent à 2018, avec la création de la société Audit and Consulting Group Afric SARL, issue d’un partenariat entre M. Tengue et M. Honyigloh-Hossou. La répartition du capital est claire, documentée et non contestée : 33 % pour M. Tengue, 67 % pour son associé, également désigné gérant.
Mais le point central du dossier intervient en octobre 2020, lorsque M. Tengue, nommé ministre, cède volontairement et intégralement ses parts sociales à son associé, considérant cette participation incompatible avec ses fonctions publiques. Cette cession, reconnue par les statuts ultérieurs de la société, entraîne logiquement la transformation de l’entreprise en SARLU, conformément au droit OHADA.
Une assignation qui omet un fait déterminant
En décembre 2025, soit cinq ans après avoir quitté toute participation au capital, M. Tengue assigne son ancien associé, l’accusant notamment de l’avoir « évincé » de la société et d’avoir créé une nouvelle entité à son insu.
Or l’assignation ne mentionne pas explicitement la cession de parts intervenue en 2020, pourtant décisive. Cette omission interroge : comment revendiquer des droits sociaux après avoir signé un acte de cession qui y met définitivement fin ?
Sur le plan juridique, la situation paraît pourtant limpide : la perte de la qualité d’associé entraîne la perte de tout droit à intervenir dans la vie sociale. La transformation en SARLU ne constitue pas une manœuvre frauduleuse, mais la conséquence légale de la réunion des parts en une seule main.
Un timing et des motivations questionnés
Le calendrier de l’action judiciaire
Des sources citées par Liberté évoquent, sous couvert d’anonymat, la crainte de pressions ou d’influences liées à la position ministérielle du requérant. Si ces allégations restent à ce stade invérifiables, leur évocation témoigne du climat de suspicion entourant l’affaire.
Une lecture plus critique du dossier
Selon des sources proches du dossier, M. Tengue n’aurait joué qu’un rôle marginal dans le développement effectif de la société, n’apportant aucune activité significative. Des divergences profondes sur des pratiques professionnelles jugées contraires à la déontologie auraient conduit à la rupture définitive entre les associés.
Dans cette lecture, l’action judiciaire actuelle apparaîtrait moins comme la défense de droits lésés que comme une tentative du ministre de reprise de contrôle a posteriori, en contradiction avec les engagements formels pris en 2020. Alors même qu’il a cédé toutes ses parts, il assigne curieusement son ancien associé et réclame 300 millions de francs CFA, une action qui n’est sans aucun, motivé par une vengeance personnelle.
C’est quand même curieux qu’au moment où le Président du Conseil, SEM Faure E. Gnassingbé prône et œuvre pour un climat des affaires apaisé, un de ses ministres se permet d’instrumentaliser la justice à des fins de règlement de compte personnel
Une affaire emblématique
Au-delà du cas personnel, cette affaire pose une question plus large : comment garantir l’étanchéité entre pouvoir politique et contentieux privés, lorsque les faits semblent clairement établis par des actes juridiques antérieurs ?
La justice togolaise est désormais attendue sur un dossier où le droit paraît, à première vue, en décalage avec les prétentions formulées. Sa décision sera observée avec attention, tant pour le sort des parties que pour le signal envoyé sur l’indépendance de l’institution judiciaire, la confiance des hommes d’affaires face aux responsables publics.
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