Togo : l’opposition rejette toute participation à un dialogue sur une révision constitutionnelle
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Au Togo, l’idée d’une nouvelle révision constitutionnelle suscite déjà une levée de boucliers au sein d’une partie de l’opposition démocratique. Alors que des discussions autour d’éventuels ajustements de la Constitution promulguée en mai 2024 circulent avec insistance, plusieurs formations politiques dénoncent une manœuvre destinée à consolider davantage le pouvoir en place.
Selon diverses sources politiques, le pouvoir de Lomé envisagerait l’organisation d’un dialogue politique afin de corriger certaines imperfections relevées dans la nouvelle architecture institutionnelle issue de la Constitution controversée adoptée l’an dernier. Mais avant même toute initiative officielle, plusieurs figures de l’opposition affichent clairement leur refus de participer à ce qu’elles qualifient de « simulacre ».
Depuis plusieurs semaines, le bloc composé notamment de Nathaniel Olympio, Brigitte Adjamagbo Johnson et Tchagnaou Ouro-Akpo multiplie les alertes sur une possible révision du texte constitutionnel. Regroupées autour du mouvement « Touche pas à ma Constitution », ces organisations estiment que la nouvelle loi fondamentale a plongé le pays dans une situation de confusion institutionnelle et diplomatique.
Pour ces acteurs politiques, la fonction de « Président du Conseil » attribuée à Faure Gnassingbé pose un problème de lisibilité sur la scène internationale. « Non seulement il n’est plus chef d’État,
Dans une déclaration publiée le 28 mai 2026, l’Alliance nationale pour le changement (ANC) est également montée au créneau. Le parti, membre du Cadre national de concertation pour le changement au Togo (CNCC) aux côtés de Jean-Pierre Fabre, Maître Apévon ainsi que des professeurs Wolou et Dossey, met en garde contre toute réforme constitutionnelle qui viserait, selon lui, à « renforcer la confiscation du pouvoir ».
L’ANC dénonce par ailleurs la perspective d’un dialogue politique « conçu au service d’un clan, d’une famille ou d’un individu ». Une position qui rejoint celle d’autres composantes de l’opposition radicale.
Pour Nathaniel Olympio, le pouvoir pourrait néanmoins trouver des acteurs politiques disposés à participer à ce processus afin de lui donner une apparence consensuelle. « Le pouvoir trouvera quelques acteurs politiques se présentant comme de l’opposition et organisera un semblant de dialogue avec eux », avertit-il.
Alors que les principaux blocs de l’opposition affichent une position convergente contre cette éventuelle concertation, une interrogation demeure dans les milieux politiques : quelles forces accepteront finalement de prendre part à un dialogue sur la révision constitutionnelle ?
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